dimanche 21 août 2016

Miami beach



Ce matin, nous avons eu la chance d'aller faire un tour à la plage, dans le quartier de Miami beach, à peine à vingt minutes de chez nous (quand il n'y a pas de bouchons). Afin d'éviter le soleil brûlant avec bébé, nous y sommes allés tôt, y avons déjeuné, et sommes rentrés à la maison en début d'après-midi. C'est un quartier intéressant, avec de petits immeubles en bord de plage, de grands buildings en retrait sur la côte, avec de nombreux restaurants, cafés et boutiques, dont certains ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Même si le quartier est souvent mentionné dans les médias à cause de la recrudescence du virus Zika, le détour en vaut la chandelle. C'est un quartier en presque-île/île, reliée au continent par quelques ponts, en bord de l'océan Atlantique. Outre une immense plage de sable très blanc, une eau à la même température que l'air, et une vue magnifique sur l'océan, il comprend un quartier art déco avec de nombreux hotels et bâtiments construits entre les années vingt et les années quarante. On s'y serait crû en vacances. Nous y avions déjà séjourné en 2011 lors de nos vacances dans les îles Keys et à Miami, et nous y sommes revenus avec grand plaisir. Miami beach a été une petite parenthèse d'une demie journée qui nous a permis de nous ressourcer avant la dure rentrée qui nous attend cette semaine. J'attends encore que la paperasse soit à jour pour pouvoir débuter mon contrat dans les écoles publiques du comté de Miami-Dade. Pour l'instant, je sais que je vais pouvoir exercer trois jours par semaine dans une école du nord de Miami, en plein quartier haïtien. Je ne sais pas encore où les autres jours me mèneront, car l'agence qui m'a recruté n'a encore pas finalisé les contrats dans toutes les autres écoles. Je suis un peu déçue de ne pas pouvoir poursuivre ma carrière avec des adultes à ce stade ; j'avoue que je suis vraiment moins à l'aise avec des enfants, et j'ai un peu "perdu la main". Néanmoins, après plusieurs mois à la maison à m'occuper d'Amaury, il me tarde de retrouver mon activité professionnelle et d'avoir une autre vie que celle de maman. Et puis, d'ici un an, j'aurai (si tout va bien !) ma licence professionnelle d'exercice qui me permettra peut-être de retrouver la neurologie adulte, à moins que cette parenthèse en milieu scolaire ne me fasse prendre une autre direction ?


dimanche 7 août 2016

La comida en Miami


Impossible d'aborder les innombrables choses à faire à Miami sans parler de la nourriture. Après plusieurs années en Pennsylvanie où les restaurants n'étaient pas toujours fantastiques (pour la plus grande majorité !), se retrouver dans une ville immense aux influences internationales a ses avantages. Chaque culture a apporté, au fil des vagues d'immigration, sa gastronomie et ses spécialités. Il existe des restaurants cubains bien sûr, mais aussi du Nicaragua, Guatemala, Pérou, Colombie, Chili, Argentine, et de bien d'autres pays d'Amérique du Sud. A cela s'ajoutent tous les restaurants asiatiques, coréens, japonais, chinois, vietnamiens ou thaïlandais. Et puis bien sûr, le choix ne manque pas pour la nourriture française. Boulangeries, pâtisseries, bouchons et restaurants fleurissent à peu près partout ici. Ce midi, nous avons déjeuné en terrasse dans une mangrove du quartier de Coconut Grove. Un petit café-brasserie extra, à l'ombre des palmiers, à deux pas de la baie et à peine à dix minutes de chez nous. Jus de fruits frais, carpaccio/ceviche de poisson, desserts en folie... l'expérience a été bien similaire à toutes les autres expériences que nous avons eu ici jusqu'à présent. Pas un seul mauvais repas à Miami. Alors, à défaut de faire des réserves de graisse pour l'hiver, nous faisons des réserves pour l'été. On dit que le gras isole ? Peut-être auront-nous moins chaud l'été prochain avec une vingtaine de kilos en plus ? Affaire à suivre...


vendredi 29 juillet 2016

Déménagement (Episode 2)


Les meubles sont finalement arrivés de Pennsylvanie ! Ils se sont fait attendre, mais ils sont là. Plus que quelques cartons à ouvrir, une tringle à rideau à accrocher, un gros nettoyage des extérieurs à prévoir, mais nous sommes finalement installés ! Tout est allé plutôt vite. Les déménageurs n'ont pas mis plus d'une heure et demie pour tout sortir du camion. Mais de notre côté, il a fallu plusieurs jours pour que la maison ne ressemble plus à un champ de bataille. C'est incroyable le bazar que l'on peut accumuler au fur et à mesure des années ! L'armée du salut a pu récupérer pas mal d'objets et de bric-à-brac dont nous n'avons pas besoin ici. Reste à prendre progressivement nos marques. Je commence à me repérer, et j'ai conduit toute seule plusieurs fois. La circulation est très très intense ici, et les habitants de Miami conduisent comme des marseillais. Le klaxon, que je n'ai jamais utilisé en Pennsylvanie ou presque, est désormais très utile pour éviter diverses collisions et véhicules conduits par des personnes en train de (au choix, rayer la mention inutile) : envoyer des textos, téléphoner, manger, fumer, boire, et même skyper ! Je m'habitue doucement au climat très très humide, et aussi très chaud. Impossible de passer trop de temps à l'extérieur, l'air est étouffant et particulièrement lourd. La climatisation est devenue ma meilleure amie, et grâce à elle l'on peut vivre plus ou moins normalement. Je continue mes cours d'espagnol, et je commence à être capable de dire quelques petites choses, ce qui est une nette amélioration depuis mes débuts. Et puis, bien sûr, je suis en pleine recherche de boulot. J'ai déjà des offres intéressantes, et je devrais en savoir plus très bientôt. Notre petit lardon fait des progrès chaque jour, notamment en ce qui concerne le sommeil, et la perspective de retourner travailler bientôt commence à faire son petit bonhomme de chemin...

mercredi 20 juillet 2016

Bienvenido a Miami!!!

Buns & buns, un restaurant du quartier de South Miami
Pastel de coco y pastel de guava, un régal !
Nous y sommes ! Après un voyage long et pénible (bébé n'aimant pas tellement le changement de pression dans l'avion), nous sommes finalement bien arrivés à Miami, sous une chaleur étouffante et humide, au son des nombreuses langues qui se côtoient ici (et notamment l'espagnol). J'aurais aimé intituler cet article "déménagement, épisode 2", mais nous n'y sommes pas encore, loin s'en faut. Nos meubles sont à l'heure actuelle toujours en Pennsylvanie, même s'il était prévu qu'ils nous soient livrés aujourd'hui. Qu'importe, une semaine de plus ou de moins à vivre dans une valise, au point où nous en sommes... Et puis nous avons plus de temps pour régler les nombreux cauchemars qui sont survenus lors des travaux de la maison. Après avoir coupé la ligne électrique centrale, les ouvriers ont fait sauter la canalisation principale d'eau dans le jardin, bien sûr un samedi soir où il n'est pas facile de joindre la compagnie des eaux... Mais tout semble s'arranger. Ils sont venus couper l'eau dans la nuit (avant que le jardin ne soit complètement transformé en piscine terreuse), et la canalisation (vieillissante) a été remplacée le lendemain. Reste plus qu'à attendre nos meubles, annoncés pour samedi (paraît-il). Pendant ce temps, nous avons loué une maison pas loin de la nôtre, et nous passons du bon temps avec mes beaux-parents à Miami. Miami qui est une super ville, pleine de contrastes, avec des quartiers de millionnaires au bord de la mer, un centre-ville avec ses gratte-ciels (toujours au bord de l'eau !), et ses immenses banlieues résidentielles qui s'étalent sur des dizaines de kilomètres. Nous habitons le quartier de South Miami, proche du campus, de nombreux commerces et restaurants, et pas si loin du métro (dix minutes en voiture). Les restaurants ici sont fabuleux. Outre les restaurants cubains, l'on peut trouver des restaurants haïtiens, mexicains, japonais, guatémaltais, et de tous les autres pays d'Amérique du sud. Partout, tout est bon, cuisiné avec l'influence des tropiques : noix de coco, goyaves, ananas, mangues et autres fruits exotiques se trouvent partout. La langue majoritaire est l'espagnol, avec une très forte communauté cubaine et d'Amérique du sud. Il y a aussi de nombreux haïtiens, et pas mal de français. Il y a des boulangeries françaises, des restaurants français, des cafés français... On peut presque tout trouver ou presque, c'est juste une histoire de prix. J'ai aussi commencé à apprendre l'espagnol (il n'est jamais trop tard pour s'y mettre !), histoire de pouvoir communiquer avec les millions de gens qui parlent cette langue ici, et aussi dans le but d'élargir mes potentialités professionnelles ; car sans l'espagnol, il est beaucoup plus difficile de trouver un emploi à Miami. Alors je potasse, j'assiste à des cours, et simplement, j'écoute, je regarde, et je profite de cette nouvelle ville qui m'enchante déjà...


mercredi 13 juillet 2016

Déménagement (Episode 1)


Nos affaires ont pris place dans le camion en direction de Miami ! Après une journée bien chargée à faire et refaire tous les cartons, les déménageurs n'ont pas mis plus de trois heures pour tout charger et emballer nos meubles. Quid de la suite ? Je m'envole demain avec Amaury de l'aéroport de Washington, et nos affaires nous retrouverons en Floride sous quatre à dix jours. Impossible d'en savoir plus à ce stade, et cette date imprécise rend les choses encore plus compliquées. De son côté, Logan est en plein travaux à Miami. Outre les peintures, le toit et la fosse septique doivent commencer aujourd'hui, notamment s'il ne pleut pas (mais cela reste à voir). Les rénovations du système électrique sont quant à elles terminées, les prises installées étant finalement aux normes et parfaites en prévision d'un petit bonhomme qui va marcher à quatre pattes dans quelques mois ! Je n'ai pas pu tellement aider pour tous ces travaux à distance, en ayant encore même jamais vu la maison, mais j'ai pu superviser le déménagement côté Pennsylvanie, ce qui est déjà bien. Nous avons beaucoup d'aide de la part de mes beaux-parents, aussi bien pour ce grand chamboulement que pour s'occuper du bébé, et je ne sais pas si nous aurions pu tout faire sans eux. Je commence à être légèrement anxieuse en ce qui concerne le gros voyage de demain. J'anticipe une journée pas facile avec bébé dans les bras, à l'aéroport, voulant gigoter tout le temps et dormant peu (Amaury est décidément très actif !), tentant d'aller aux toilettes, d'enregistrer mes bagages et la poussette, d'allaiter discrètement si possible, de récupérer ma valise, de porter mon sac d'ordinateur, le sac à langer, et peut-être d'autres choses encore. Je risque de passer mon temps à surveiller mes affaires, un hochet à la main, le t-shirt couvert de lait et/ou de vomi, une couche ou plusieurs couches sales plus tard, les bras endolori d'être passée par la sécurité (où même la poussette doit être repliée et passée dans la machine !), le tout avec un petit lardon agité. Mais au final, je serai très soulagée de retrouver Logan à Miami, où de belles choses nous attendent, une fois les meubles arrivés à bon port. La suite, comme toujours, au prochain numéro...

lundi 4 juillet 2016

Independence Day


Ce weekend prolongé célèbre l'indépendance américaine, obtenue suite à l'adoption de la déclaration d'indépendance du 4 Juillet 1776, où les 13 colonies originales fondatrices des Etats-Unis se sont séparées de l'empire Britannique. Ici, tout a revêtu les couleurs du drapeau, bleu, blanc, rouge (oui, ce sont bien les mêmes couleurs que le drapeau français !) : les vêtements, les pâtisseries, les maisons... Les feux d'artifices succèdent aux traditionnels barbecues, et les smores font complètement partie du paysage. Nous passons un week-end calme, en Pennsylvanie, mais sans Logan (qui est déjà parti à Miami). Il fait très beau, et je profite de cette météo clémente avant la chaleur de Miami en plein été. Les moustiques sont malheureusement déjà arrivés, et il n'a pas fallu plus d'une petite soirée en extérieure pour me faire dévorer les mollets et les pieds, les plus exposés au contact desdites bébêtes en folie. D'ailleurs, je trouve que les moustiques sont beaucoup plus gros ici que sur le vieux continent, et beaucoup plus méchants. Une simple piqûre met plusieurs semaines à cicatriser complètement. Inutile donc de préciser que j'ai une sainte horreur de ces bestioles, et que je ferais mieux de m'y habituer dès à présent, car le climat semi-tropical de la Floride est propice à toutes sortes d'insectes, de reptiles, et d'autres animaux plus ou moins attirants ou détestables. Scorpions, lézards, geckos, cafards, iguanes, alligators, araignées, ours, requins, serpents, ou panthères de Floride font partie du patrimoine local (voir la liste des animaux plus dangereux ici). Et puis bon, si les petites bêtes ne mangent pas les grosses (normalement !), je serai sans doute très contente que notre maison soit complètement équipée de moustiquaires et que le jardin soit clos, au cas où un alligator vienne faire un petit tour chez nous...

dimanche 3 juillet 2016

Jurassienne d'ailleurs

 Un article est paru dans le Progrès aujourd'hui !

jeudi 23 juin 2016

Same old town


Il n'a pas fallu longtemps avant que nous retrouvions nos marques en Pennsylvanie. Au bout de quelques jours, notre environnement est redevenu très familier. Pas de surprises, et rien de neuf ou presque. Lewisburg n'a pas bougé en un an. Ca a été un véritable plaisir que de retrouver nos amis. Pas un jour ne se passe sans revoir une tête familière, et c'est tant mieux. J'ai finalement mangé un véritable hamburger (non pas que j'en mange tous les jours, mais je dois dire que ça m'avait manqué). J'ai aussi retrouvé le sourire des gens dans la rue, cet accueil chaleureux de la campagne, où tout le monde se plie en quatre pour vous aider si besoin. Bientôt, il nous faudra quitter ce petit cocon, et découvrir ce que la vie nous réserve en Floride. Quelques cartons sont déjà commencés, mais le plus gros reste à faire. Heureusement, les déménageurs s'occupent de la majorité du travail, ce qui rend la tâche un peu moins laborieuse. Hier, nous avons testé une nouvelle micro-brasserie (le Rusty Rail à Mifflinburg). Le petit Loulou était gardé par mes beaux-parents, et j'ai presque oublié, pendant quelques minutes, l'existence du petit lardon resté à la maison. Un petit tour au centre-ville pour voir ce qui avait changé, un petit tour au marché Amish du mercredi (et ses fameux bretzels chauds et dégoulinants de beurre !), un saut au supermarché du coin (toujours ouvert 24h/24), tout est resté identique et j'ai même l'impression que nous ne sommes jamais partis. Mais, s'il est une chose qui va me manquer, c'est de pouvoir descendre à pied à la boulangerie, ou simplement de passer devant et de sentir le fumet agréable du pain chaud. Car ici, à moins de se mettre aux fourneaux soi-même, il y a beaucoup de delicacies que l'on ne peut pas trouver...

vendredi 17 juin 2016

Retour en Pennsylvanie


Nous sommes finalement de retour dans notre belle Pennsylvanie, après un voyage de deux jours, un vol qui a semblé interminable (avec un bébé de presque trois mois qui a trouvé aussi ça long !), nos nombreux bagages et notre tête encore fatiguée de tous ces changements. Le décalage horaire a été brutal (un réveil à trois heures du matin pour notre petit Loulou la première nuit !), mais les choses sont en voie d'amélioration et nous commençons à profiter de ces quelques semaines dans la région. Nous somme en Pennsylvanie jusqu'en Juillet, chez mes beaux-parents, le temps de préparer les cartons, de finaliser les événements du départ, et de coordonner les différentes étapes du déménagement. Logan va devoir se rendre plus tôt en Floride, autour du 2 Juillet, pour être là pour la remise des clés de la maison. Plus tard, je vais de mon côté être présente en Pennsylvanie pour que les déménageurs s'occupent de nos meubles et préparent le camion qui descendra à Miami. Et le lendemain, je vais rejoindre Logan avec Amaury en avion, un trajet de trois jours et deux mille kilomètres en voiture n'étant pas particulièrement adapté à un bébé de son âge. Le planning est donc chargé, le tout avec peu d'heures de sommeil, le petit Loulou ayant fortement régressé dans ses capacités à dormir plusieurs heures consécutives la nuit. Mais le beau temps est au rendez-vous, et ça augure un bel été au pays de l'Oncle Sam !

lundi 6 juin 2016

Le temps s'étiole


Et pour cause. Notre départ pour les USA a dû être avancé de dix jours. Nous avons finalement trouvé une maison à Miami, mais la remise des clés se fait beaucoup plus tôt que prévu, et il y a des travaux à prévoir. Impossible donc de partir fin Juin : nous partons mardi prochain. De fait, chaque jour dans le Jura apparait comme quelques heures seulement, les minutes se transformant en secondes et le planning se chargeant tout autant. Ainsi, il faut caser dans l'emploi du temps les visites à la famille, les rendez-vous médicaux, les préparatifs de départ, avec en bonus un petit lardon dont il faut bien s'occuper. Amaury dort mieux, ce qui facilite grandement la tâche, et il est maintenant possible (occasionnellement) de dormir cinq à six heures d'affilée (le rêve !). Reste à trouver le sommeil, entre le bouclage de deux valises, la tête encombrée de préparatifs de départ, d'excitation du déménagement, et de mélancolie à l'idée de quitter de nouveau ma douce France. Quiconque connait l'expatriation sait que chaque départ possède une note douce-amère, empreinte de tristesse tout autant que de réjouissances. Car de belles choses nous attendent, une fois la folie du déménagement passée. Amaury va rencontrer ses grands-parents américains, nous allons retrouver notre chère Pennsylvanie (mais pour une courte durée), et je vais découvrir notre maison verte deux mille kilomètres plus au Sud. Trois chambres, deux salles de bain, un manguier dans le jardin, le tout sous le soleil de Floride où le short est de mise trois cent soixante-cinq jours par an et où l'on oublie la signification du mot manteau. Non, finalement, il ne faut pas trop s'attrister de notre départ. Car le meilleur reste à venir.

lundi 23 mai 2016

Encore deux jours, et...

Cascades du Hérisson
...je retrouve mon cher Jura ! Les dernières heures ont été chargées, notamment car il n'est pas particulièrement aisé de faire ses bagages avec un bébé de deux mois à la maison. Le volume de valises/poussette/berceau/sacs en tous genres/matériel de puériculture divers et varié et autre bric-à-brac est vraiment impressionnant. C'est fou ce que l'on peut accumuler en un an ! J'ai même peur que tout ne tienne pas dans la voiture de location. Ce serait dommage de devoir abandonner des affaires sur place faute d'espace dans le coffre de ladite voiture. Le chassis de la poussette prend beaucoup de place, et nous avons de très très gros bagages... En même temps, j'ai loué un mini-utilitaire type kangoo donc j'espère que ça va aller. Il n'était pas possible de louer une voiture plus grande de toute façon. En attendant, demain sera notre dernier jour à Tours. Des rillons tourangeaux, nous passerons au comté et au vin jaune. Et puis, les réjouissances vont commencer dès notre arrivée, car ma petite soeur se marie samedi ! Du coup, je compte les heures, les minutes, les secondes...


lundi 16 mai 2016

La fin de la vie Tourangelle


Une courte semaine, c'est tout ce qu'il nous reste pour profiter de la belle ville de Tours et des bords de Loire. Notre petite année ici s'est écoulée très vite, beaucoup plus vite que je l'aurais voulu. La semaine dernière, il m'a fallu récupérer mes affaires à l'hôpital et débarrasser mon bureau, ce qui m'a été très pénible. Je n'aurais jamais cru que quitter ce poste me soit si difficile. J'ai plaisir à penser que ce boulot a été l'une de mes meilleures expériences professionnelles. Qui sait quel sera mon prochain emploi en Floride ? Il est trop tôt pour commencer à postuler officiellement. J'ai quelques pistes de recherche, mais rien de définitif. Je pense reprendre en Septembre ou Octobre, lorsqu'Amaury sera un peu plus âgé. Et j'aurai besoin de temps pour organiser le déménagement et préparer le nouveau logement à Miami. Là-encore, rien de définitif. Logan y passe quelques jours pour nous y trouver une maison, et on a bon espoir de trouver quelque chose d'abordable. Pour l'heure, je confectionne des colissimos à envoyer en Pennsylvanie, et je vis au rythme des tétées et des (courtes) siestes de notre petit lardon. La vie va changer, et pas seulement car nous sommes devenus parents...

jeudi 5 mai 2016

Une nouvelle vie en Floride

Certains l'auront immédiatement remarqué : ce blog fait peau neuve, car nous déménageons à Miami cet été ! Logan a accepté un poste à l'Université de Miami, et il commencera en Août. Plein de changements en perspective donc, que je me ferai un plaisir de détailler dans mes prochains articles. Pour l'heure, nous sommes toujours à Tours, pour encore quelques semaines, avant de passer un mois dans mon cher Jura. La suite au prochain numéro !


dimanche 24 avril 2016

Une nouvelle vie bien chargée

Quelque part dans ma nouvelle vie de Maman, il me faut déjà commencer à préparer le retour aux Etats-Unis. Dur dur, lorsqu'on dort peu, qu'Amaury occupe tout notre temps et notre énergie, de commencer nos mille démarches administratives et de chercher un travail. Je n'ai vraiment pas la tête aux CVs, lettres de motivation et autres réjouissances qui vont de pair avec la recherche d'un nouvel emploi. Surtout car je pense reprendre mon activité au mois de Septembre, voire au mois d'Octobre, et que cela me semble encore à mille lieues de mon présent immédiat, où les changes de couches se succèdent aux tétées, où les régurgitations et les gazouillements rythment ma journée, et où l'espoir (immense !) de dormir plus de deux heures d'affilée remplit mon quotidien. Il me reste encore un an à faire, une année de clinical fellowship, pour pouvoir -finalement- prétendre à ma licence professionnelle d'orthophoniste sur le sol américain. Ce Saint-Graal, longtemps attendu, n'est plus qu'à une année de labeur, et il va me falloir redoubler de courage pour finir ce projet débuté en 2011. Côté administratif, nous avons entamé les démarches pour qu'Amaury ait une carte d'identité et un passeport français au plus vite. De plus, nous nous rendons au consulat à Paris mercredi histoire de déclarer sa naissance et de demander son passeport américain. Car oui, notre petit lardon peut prétendre aux deux nationalités, et c'est (presque) avec joie que nous avons réuni tous les documents nécessaires. Je ferai l'impasse sur les galères pour se procurer des photos d'identité aux normes françaises et américaines, respectivement, compte-tenu du fait que notre nourrisson ne tient pas sa tête, que ses parents ne doivent pas apparaître en fond d'image, que ses yeux doivent être ouverts, sa bouche fermée et l'expression de son visage neutre. Mais nous y sommes arrivés, grâce à un photographe patient et un bébé finalement complaisant. Tous les papiers nécessaires ont été réunis et le passeport devrait nous parvenir d'ici quatre semaines environ. Il nous reste encore un mois à profiter de la Touraine, avant de rejoindre mon cher Jura pour un autre mois encore. Le 25 Juin, nous nous envolerons tous les trois pour les Etats-Unis pour démarrer un tout nouveau chapitre de notre vie. 

mardi 5 avril 2016

He's born!


Et il est finalement arrivé, un peu plus tôt que prévu, juste à temps pour les premiers jours du printemps et pour le plus grand bonheur de ses parents. Amaury nous comble déjà de joie, et malgré des nuits largement écourtées, c'est un visage cerné et heureux qui lui sourit tous les matins au réveil. Il nous a fallu deux semaines d'ajustement, le temps que l'allaitement se mette en place, que le petit Loulou reprenne son poids de naissance et qu'il soit un peu moins fragile, histoire de planifier quelques visites pour cette semaine. Sa Mamine lui rendra visite d'ici une dizaine de jours, tandis que les amis locaux peuvent dès à présent venir le rencontrer. Alors que je finis rapidement cet article, il est près de moi, dans son berceau, les yeux grands ouverts et souriant aux anges, et je savoure chaque minute de cette nouvelle vie de Maman. D'autres grands changements de vie sont à venir, mais je laisse le suspense durer un peu plus. La suite au prochain numéro...

mercredi 2 mars 2016

Petit tour du monde du congé maternité


Quel bonheur de vivre une grossesse en France, et de bénéficier des avantages du congé maternité français ! Il serait facile d'oublier la chance que l'on a, françaises, à pouvoir prendre seize semaines payées pour pouponner et se remettre d'un accouchement. Aux Etats-Unis, il n'existe pas de congé maternité universel. Il existe bien un Medical Leave of Absence de trois mois, non payé, et non spécifique à la maternité (souvent pris dans le cas d'une maladie grave), mais les congés maternité à proprement parler se négocient au cas par cas avec l'employeur, bien souvent sans être payés. Je connais de nombreuses mamans américaines qui ont travaillé jusqu'au jour de l'accouchement, et qui sont retournées travailler au plus vite après la naissance (peut-être pas cinq jours après, comme Rachida Dati, mais néanmoins assez vite). Certaines structures offrent douze semaines de congé maternité payé : les écoles, certaines institutions publiques, et certaines boites privées. En faisant un petit tour du monde des différents congés maternité, on se rend compte finalement que la France est correctement lotie, mais que d'autres pays la dépassent de loin. En tête du podium, la Suède (voir l'article du Huffingtonpost ici), avec ses 56 semaines de congé maternité payé. Suivie de la Croatie, avec 24 semaines de congé payé. Loin derrière, la France, avec ses 16 semaines payées, et enfin, en bas de tableau, les Etats-Unis. C'est donc un véritable combat qui reste à mener sur le sol américain : un congé maternité fédéral, qui garantirait à la jeune maman un véritable revenu pendant un temps limité sans risquer de perdre son emploi. Beaucoup de choses restent à faire, et je ne suis pas sûre que les élections qui approchent au pays de l'Oncle Sam puissent y changer grand chose, quel que soit l'issue du scrutin en Novembre. Alors, sans m'intéresser de trop près aux primaires américaines, je profite de quelques semaines de calme avant les grands bouleversements. Notre petit bonhomme va débarquer dans nos vies dans quelques semaines, et l'impatience grandit de jour en jour...

vendredi 19 février 2016

Un anniversaire particulier

Cinq ans jour pour jour se sont écoulés depuis mon expatriation aux Etats-Unis (lire le récit ici). Le 19 Février 2011, je m'envolais pour New York, où Logan est venu me chercher après des mois et des mois de séparation. Chaque année, le 19 Février, j'ai une petite pensée pour ce jour que j'avais tant attendu. Aujourd'hui, cinq and plus tard, les procédures de visa d'immigration n'ont pas changé. Je reçois toujours, via ce blog, des tas de messages de français, qui, comme moi, doivent attendre des mois pour pouvoir se rendre aux Etats-Unis. Des tas de couples séparés par l'Atlantique, comme nous l'avons été, pendant un temps qui semble infini. Une demie décennie plus tard, même en en parlant peu, je sais que je n'ai pas oublié et que je n'oublierai jamais à quel point il a été difficile d'attendre ce visa. Si je réussis à ne pas être trop amère quand j'évoque cette époque, c'est en pensant à toutes ces belles aventures vécues depuis. Des retrouvailles, des études, une maison, des rencontres et des amis formidables... Et surtout, depuis un an, je suis finalement devenue franco-américaine. Mes deux passeports me permettent de voyager d'un continent à l'autre sans me soucier de visa, de laisser-passer, ou de formalités administratives. J'ai donc deux histoires, deux pays, deux cultures. Je suis d'ici, mais je suis un peu aussi de là-bas. Car après tout, mon identité est forgée par ce que je vis, par ce que je fais, et par qui je rencontre. J'ai n'ai jamais plus d'un seul pied sur le même continent, toujours prête à refaire mes valises, et mon petit doigt me dit que ce n'est pas forcément près de changer...

vendredi 22 janvier 2016

2016, l'année des changements



Il serait presque bien tard pour souhaiter la bonne année à tous les lecteurs de ce blog, famille, amis, anonymes et internautes égarés y compris. Et pourtant, l'on dit des voeux de nouvelle année qu'ils sont acceptables jusqu'à la fin du mois de Janvier. Alors, je vous souhaite à tous une très belle année 2016, pleine de bonheur, de réussite, de projets aboutis, de voyages, de réjouissances, et surtout de bonne santé. Les voeux de 2015 me semblent loin, très loin, l'an passé quand nous étions en Pennsylvanie. Ici, pas de neige ou presque, exit le froid polaire, et bonjour le climat tourangeau. Au programme de l'année à venir, des changements pour le moins conséquents. 2016 marque un tournant dans notre vie franco-américaine, avec notamment -et surtout- l'arrivée d'un petit bonhomme qui doit pointer le bout de son nez en Avril. Le bébé est déjà très fan de baseball in utero, son père l'informant régulièrement des championnats en cours et des équipes valant le détour. J'ai cru comprendre qu'il n'était pas question pour lui de soutenir les Red Sox. Sa voie est déjà tracée : il sera fan des Yankees, pour suivre la vocation paternelle. Parfois, à observer ses coups de pied violents capables d'ébranler tout mon abdomen (mon tout nouveau centre de gravité étant très, très alourdi vers l'avant), j'imaginerais volontiers que ce petit lardon est aussi un fan -et joueur- de football qui s'entraine quotidiennement à tirer des penaltys. Ou à participer à un entraînement de kick-boxing de haut niveau. Quoi qu'il en soit, c'est une naissance très attendue qui va probablement être source de beaucoup de changements. Reste à trouver un prénom qui marche dans les deux langues, à préparer le berceau, et à couver encore quelques mois. Un bébé né à Tours cette année, voilà qui a perturbé mes projets de manger des kilos de fromage français. Fromage dont je rêvais quotidiennement en Pennsylvanie. Mais les produits au lait cru sont connus comme véritable ennemi de la femme enceinte. Alors je me rabats donc, plus ou moins à contrecoeur, (mais avec joie quand même !) sur le chocolat. Et sur le chocolat au lait s'il vous plait, car le bébé ne semble pas trop apprécier le chocolat noir. Alors, pour lui faire plaisir, je m'adapte. A raison d'une tablette par jour... Mais qu'est-ce-qu'une mère dévouée ne ferait pas pour son enfant ?!




vendredi 27 novembre 2015

A very French Thanksgiving


Chaque dernier jeudi de Novembre, je prends de plus en plus de plaisir à célébrer Thanksgiving. Pas de dinde ni de volaille au menu de cette année : les réjouissances ont eu lieu au restaurant avec le groupe d'étudiants de Bucknell en France. Gougères de chèvre, duo de saumon et son risotto, biscuits à la crème de marron et crème brûlée aux poires, voilà de quoi il en retournait. Je crois bien que c'est la première fois que ça m'arrivait, mais j'ai ressenti à ce moment-là une envie irrépressible d'être sur le sol américain pour cette fête, car sans dinde, sans stuffing et sans pumpkin pie, Thanksgiving n'est pas vraiment Thanksgiving. Même entourés d'américains, le fait que le repas soit au restaurant a grandement changé la donne. Pas de popote sur le feu pendant des heures -depuis la veille ou l'avant-veille-, pas de fumet délicat qui vous vient aux narines dès le réveil, pas de bataille entre les pro-sauce aux cranberries fraîches et ceux qui la préfèrent en conserve... Thanksgiving s'est fait fugace, divertissant mais empreint d'inachevé. Il va falloir rattraper ça l'an prochain avec un vrai repas traditionnel. Pendant ce temps, la vie continue son cours à Tours. Les jours ont raccourci et les températures chuté.  Le marché de Noël vient d'ouvrir, ce qui lance officiellement la saison des chocolats chauds au coin du feu, des soirées vin-chaud-tartiflette et des après-midis à faire des biscuits de Noël. D'ailleurs, Noël prendra une toute autre couleur cette année car nous serons en France dans mon cher Jura, en famille. Et les Colissimos de Noël ne partiront pas depuis les Etats-Unis comme l'an passé : les paquets sont presque prêts et seront postés, dès que possible, depuis Tours pour être livrés en Pennsylvanie et en Australie. Et rien ne remplacera jamais le plaisir de se retrouver ensemble, et de profiter de ceux qui peuvent être là en cette période de fêtes.  I am thankful for what I have and I wouldn't change a thing. 


jeudi 15 octobre 2015

Un retour au travail tout en douceur

Atelier de préparation de liquides épaissis
Jus de pomme gélifié

Voici plus d'un mois que j'ai repris mes gallons d'orthophoniste en France. J'exerce maintenant à l'hôpital public à plein temps et j'en suis ravie. Je suis enchantée de retrouver le système français (les RTT et les heures supplémentaires payées ont du bon !) et d'avoir rejoint une équipe vraiment super. Je partage mon temps entre le SSR gériatrique et le SRR neurologique et locomoteur, et j'interviens aussi (en fonction des demandes) en neurologie, pneumologie et dans d'autres services. J'ai chaussé mes chaussures d'orthophonistes comme de petits chaussons très confortables, sans questionnement aucun, sans appréhension aucune, d'une façon si naturelle que j'ai l'impression d'avoir fait ça toute ma vie. J'imagine que mon expérience acquise au cours des dernières années finit par payer, et que mes angoisses de débutante se sont envolées. Il faut dire aussi que le monde du travail à la française (où il ne se passe pas une semaine sans pot de départ, anniversaire et petits gâteaux à se partager entre collègues...) a du bon. Mes journées sont rythmées par les rééducations, les réunions, et les rendez-vous avec les familles des patients. Pas plus tard que cette semaine, j'ai formé une famille sur la préparation de l'eau gélifiée. L'atelier dans mon bureau s'est révélé fructueux et indispensable pour cette famille dont le patriarche va rentrer à la maison bientôt en hospitalisation à domicile. Et cette après-midi, j'ai participé à une table ronde à l'école de formation des infirmiers sur la collaboration entre professionnels. Tout particulièrement intéressant. Non vraiment, les vacances, c'est bien, mais le boulot, c'est presque mieux ?

dimanche 30 août 2015

La vie tourangelle

Château de Langeais
L'été est passé à une vitesse folle, beaucoup plus vite que prévu. J'ai l'impression que nous avons débarqué avec nos valises il y a seulement quelques jours ; et pourtant, cela fait presque deux mois. La vie tourangelle est particulièrement agréable. Partout, bars et restaurants offrent ripaille à qui mieux mieux. Si le temps restant avant la rentrée s'étiole d'heure en heure, l'impatience de reprendre le travail grandit en conséquence. Mardi, je commence à l'hôpital de Blois. J'ai déjà eu l'occasion de rencontrer certains membres de l'équipe, et je suis plus qu'enthousiaste à l'idée de retrouver mes gallons d'orthophoniste française. Les locaux sont tout neufs et très agréables, avec une superbe piscine de balnéothérapie qui donne sur un jardin intérieur et sur les salles de rééducation. Je serai partagée entre le service de Soins de Suites de Réadaptation polyvalent, et le service de Soins de Suites de Réadaptation neurologique et locomoteur. Il est aussi possible que je pourvois aux besoins  d'autres services de l'hôpital, ponctuellement et en fonction des patients hospitalisés. Dans le cadre du parcours de soins, il est très probable que je puisse suivre un même patient du début à la fin de son séjour, de l'hospitalisation complète à l'hôpital de jour. De son côté, Logan a un semestre chargé, avec une belle brochette d'étudiants de Bucknell qui sont arrivés la semaine dernière. On s'est habitués rapidement à notre vie tourangelle : la région offre beaucoup d'opportunités de visites et de sorties culturelles. Partout, châteaux du moyen-âge côtoient bâtiments troglodytes et autres curiosités locales. Inutile de dire que cela nous change pas mal - for sure - de notre vie en Pennsylvanie centrale. 

Nougat de Tours

vendredi 17 juillet 2015

Home, sweet home



Nous sommes arrivés à Tours la semaine dernière, la tête encore endormie du décalage horaire, le dos et le cou fourbus du voyage en avion, et nos gigantesques valises. C'est une première pour moi : je découvre Tours, ville magnifique sur la Loire, aux splendides maisons à colombages du moyen-âge, où bien évidement tout le monde parle français, et où il y a des boulangeries-pâtisseries à chaque coin de rue. Je réalise que la bonne odeur de pain chaud à l'approche d'une de ces boutiques m'avait tout particulièrement manqué. Le marathon des entretiens d'embauche s'est montré fructueux, mais ce sera l'objet d'un futur article sur ce blog. A la suite de deux journées chargées, nous nous sommes envolés pour la Crète pour une semaine de pur paradis sur terre. Sans valise, certes, puisque la compagnie aérienne l'avait perdue lors du transit à Istanbul, mais en Crète tout de même. Pour l'heure, il est venu le moment de partir pour un petit tour de France pour faire le tour de la famille. Il me tarde de revoir mon cher Jura !


samedi 4 juillet 2015

Good bye, Pennsylvania.


Les valises sont prêtes, et c'est le jour du grand départ ! Sous une pluie battante (sinon ça n'aurait pas été fun), ce quatre Juillet (jour de la fête nationale américaine) est décidément placé sous le signe de la France. Si des défilés et des feux d'artifices sont prévus au programme, ce n'est qu'un hasard du calendrier. La fête nationale américaine va se transformer en un vol transatlantique de nuit. Pas de ribs on the grill et pas de smores, mais un diner sur United et un petit déjeuner à Paris. A nous les baguettes, croissants, pains aux raisins et autres viennoiseries ! Alors en prévision de l'appauvrissement des stocks chez les boulangers-pâtissiers -concomitant à notre arrivée-, tenez-vous prêts, on débarque demain.

lundi 29 juin 2015

Merci à tous mes lecteurs !


Le cap des 100 000 visites a été dépassé sur mon blog ! Merci à tous mes lecteurs, anonymes, connaissances, amis et famille ! Ca me donne vraiment envie de continuer à publier des articles régulièrement. A très vite pour d'autres billets sur ma vie franco-américaine !

samedi 27 juin 2015

Baby shower


J'ai été de nouveau invitée à une baby shower aujourd'hui. Ce concept, que j'avais déjà détaillé lors d'un précédent article (à lire ici), peut sembler très éloigné de nos habitudes françaises où, la plupart du temps, l'on attend la venue au monde du petit lardon pour lui offrir des cadeaux. Aux Etats-Unis, le pragmatisme est de mise. Au lieu d'attendre sagement la naissance du moutard, les futurs parents dressent en avance une liste de choses dont ils ont besoin, et les amies (filles - en général) se réunissent autour d'une part de cake et de boissons sucrées pour ouvrir des montagnes de cadeaux. Ainsi, les parents peuvent disposer d'objets (très utiles) avant le jour J, comme un tire-lait électronique, ou de la crème anti-vergétures (très glamour) et des couches à tout-va. C'est aussi l'occasion de se faire offrir des objets un peu plus onéreux, comme un siège auto ou une table à langer, et cela permet aux amis et à la famille de faire une cagnotte pour acheter les gros meubles un peu plus coûteux. Personnellement, j'aime assez l'idée, très pragmatique, de pouvoir acheter ce dont les parents ont réellement besoin, plutôt que le mioche se retrouve avec trois cents pyjamas taille six mois et pas de siège auto. Mais plus qu'une tradition, c'est aussi un rite de passage obligé pour toute future maman, une belle occasion de réunir ses amies et de se retrouver ensemble à parler layettes et potty training. J'ai beaucoup apprécié l'expérience, où chaque invitée repart avec un petit cadeau, et où toutes les générations de femmes sont conviées : mère, grand-mère, cousines, tantes et amies de la future maman. Et l'énorme gâteau, pink velvet, c'est-à-dire rose bonbon à l'intérieur mais sans goût particulier, a été dévoré en moins de trois secondes



mercredi 24 juin 2015

Derniers préparatifs


Vendredi, soit dans exactement quarante-huit heures, nous quitterons notre maison. Il nous reste encore quelques cartons à faire, ainsi que deux trois petites choses à finaliser avant de fermer les bagages, mais le plus gros est déjà pesé, emballé, et prêt au départ. Temporairement, tout du moins, et ce jusqu'au 4 Juillet,  jour J du retour tant attendu ! Nous ne serons bien-sûr pas à la rue, car nous habiterons chez les parents de Logan histoire de laisser le temps à notre locataire d'emménager tranquillement. Inutile de dire que l'impatience, qui non contente de grandir un peu plus chaque jour, me donne des tremblements dans les guiboles, et me donnerais presque des trémolos dans la voix. Quid de cette année à venir ? Une belle année à Tours, en plein coeur du centre-ville, rythmée par la vie de Bucknell en France, par les excursions et les visites, et aussi, je l'espère, par un retour à ma vie d'orthophoniste française. Quelques entretiens d'embauche sont programmés, rien de sûr à ce jour, mais je ne doute pas je puisse trouver quelque chose rapidement à mon arrivée. Peut-être pas à Tours-même, mais probablement à Blois. En attendant, le mois de Juillet et son planning chargé de visites me semblent la meilleure façon de commencer les vacances. Une petite semaine en Crète, suivie de quelques jours dans mon cher Jura, puis à Lyon, et enfin en Ardèche où je vais rencontrer ma petite nièce née au printemps. Vers la fin du mois, j'irai probablement à Paris pour voir famille et amis. Le tout en espérant que je commence un nouveau poste en Août. Mais pour l'heure, tandis que je me réjouis de ne pas avoir à demander un re-entry permit pour quitter le territoire américain pendant plus de six mois, et que, du coup, que je contemple -ravie- mes deux passeports, je songe à dire au-revoir à notre maison, à la quatrième rue, et à tout ce que nous laissons derrière nous. Profitons-en bien, le temps va sans doute passer beaucoup trop vite...



dimanche 7 juin 2015

Le compte à rebours a commencé

Plus que quelques semaines, et nous serons finalement de retour en France ! Il m'est encore difficile de réaliser que cette date s'approche dangereusement. Et pourtant, notre locataire emménage bientôt dans notre maison, j'ai quelques entretiens d'embauche planifiés pour début Juillet, les billets d'avion sont réservés, la demande de visa pour Logan a été déposée à l'ambassade de France à Washington, et il ne  nous reste plus qu'à penser à faire tenir à nouveau notre vie dans deux valises. Tours, nous voilà. Nous allons emménager dans un appartement au centre-ville, à deux pas de la place Plum, à deux pas du bureau de Logan et à distance indéterminée de mon potentiel emploi. A peine arrivés, nous repartons aussi sec en Crète (j'ai hâte !) pour une petite semaine, avant d'entamer un mini tours de France pour voir la famille. Il est possible que je commence à travailler le 1er Août. Ou pas. A vrai dire mon planning de l'été est encore un peu flou, et il n'est pas facile d'y caser tout le monde. Je sens déjà que va recommencer le casse-tête frustrant de la vie en France, où l'on sait que le temps nous y est compté, et où chacun veut nous rendre visite, veut que nous lui rendions visite, le tout en harmonie avec le planning de l'Université et les excursions du weekend, les demandes et besoins des étudiants, et (je l'espère !) mon tout nouveau job. Alors stay tuned, il est possible que j'en sache bientôt un peu plus à ce sujet, en fonction du résultat des entretiens d'embauche. En attendant, je commence déjà à saliver à qui mieux mieux, m'imaginant les petits déjeuners typiquement français et autres réjouissances gustatives que je vais m'enfiler. A moi les croissants, les pains aux raisins, la baguette croustillante, le beurre à la fleur de sel, les macarons, les mille-feuilles, les plats aux lardons, les spécialités de Franche-Comté, les spécialités fromagères (raclette, tartiflette, morbiflette, fondue), la crème de marron, les rillettes, le pâté, le saucisson... La liste complète me prendrait sans doute la journée ! Je me rends compte que la gastronomie française me manque presque autant que la vie en France. Alors je salive, je salive, et j'attends (presque) patiemment. 


mardi 12 mai 2015

Diplômée ! (again)


Et le grand jour a finalement eu lieu ! Dans une salle comble, après une cérémonie de près de deux heures, j'ai finalement reçu mon diplôme de master en orthophonie, deuxième diplôme d'orthophonie tant attendu pour pouvoir exercer aux Etats-Unis. Pour ce qui est de la suite des évènements, il va me falloir encore patienter un peu avant d'utiliser ce nouveau diplôme, puisque nous serons à Tours l'an prochain. J'ai déjà commencé à chercher un emploi dans la région tourangelle, pour l'instant avec quelques pistes qui restent encore à explorer. La simple idée d'en avoir fini avec les examens, la recherche, les conférences et la paperasse administrative me ravit. Et je me sens plus prête que jamais à reprendre ma carrière française. Idéalement, en soins de suites de réadaptation, neurologie adulte ou gériatrie, mes domaines de prédilection. Côté Pennsylvanie, l'été est arrivé en quelques jours. Les derniers flocons de neige sont tombés mi-avril, et depuis, les températures frôlent les trente degrés quotidiennement. On passe véritablement du gros manteau d'hiver aux sandalettes en quelques jours. Alors même si j'ai toujours un rythme de sommeil propice au travail et que je suis incapable de faire la grasse matinée, je traîne, je prends mon temps, je ralentis et je profite de ces quelques semaines de vacances à venir. Pour la suite, on verra ça en temps voulu...

mercredi 4 mars 2015

Le printemps se fait attendre

Il neige, ça fond, il neige encore, ça tient, il reneige plus tard, et bis repetita jusqu'à en avoir marre de chaque flocon. Vivre en Pennsylvanie centrale vers la fin de l'hiver a le don de créer une lassitude quand on pense au climat. Depuis quinze jours, je rêve d'arbres en fleurs, d'herbe verte, et de températures agréables. Ce matin, la neige tombée hier avait gelé et les routes étaient relativement dangereuses. Et pourtant, j'ai réussi à me rendre au travail en conduisant à vingt kilomètres/heure derrière une énorme déneigeuse. Je dois avouer que j'ai acquis pas mal d'expérience de conduite dans la neige, le verglas, la pluie intense, la grêle et la glace au cours de ces derniers mois. Il me tarde maintenant de retrouver un peu de douceur printanière, et de retrouver des températures au-dessus de zéro. Et je sais que le printemps sera de courte durée. Ma première année à Lewisburg, nous sommes passés de la doudoune pour températures polaires aux sandalettes en l'espace d'une semaine ou deux, c'est dire si le printemps est presque inexistant par ici. Alors tandis que je prends mon mal en patience en attendant que le temps s'améliore, je savoure les derniers reliquats de l'hiver en pensant que je vais peut-être regretter cette fraicheur persistante lorsque l'été pointera le bout de son nez.



jeudi 26 février 2015

Le praxis


Histoire de m'approcher encore un peu plus près du statut officiel d'orthophoniste aux Etats-Unis, j'ai passé les examens standardisés du praxis. Le praxis existe sous différentes versions en fonction du métier visé. Il s'agit d'un test informatisé, de deux à quatre heures selon la branche concernée, avec un score minimal nécessaire pour valider l'examen. En Janvier, j'ai d'abord passé haut la main l'examen qui me permettra un jour (si l'envie m'en prend) d'exercer dans une école en Pennsylvanie. Au programme, diverses questions à choix multiple traitant d'histoire, sciences, mathématiques et littérature. Presque un examen à passer les doigts dans le nez lorsqu'on a été scolarisé sur le sol américain, mais un peu plus difficile à valider si l'on a usé - comme moi - les bancs de l'école française. Et pourtant, j'ai passé ce praxis haut la main, notamment grâce aux mathématiques et aux sciences. Deux trois petites équations du premier degré, quelques pourcentages, deux trois questions relevant de la physique-chimie niveau cinquième, une bonne dose de logique, et hop ! le tour était joué. Pour autant, je ne faisais pas trop la fière car je savais que la prochaine étape - le praxis pour les orthophonistes - ne serait pas tout autant une si mince affaire. Et en Février, j'ai passé cet examen tant redouté. Cet examen comprenait des questions dans tous les domaines de l'orthophonie (neurologie et prise en charge des AVCs/traumatismes crâniens, troubles de langage et de la parole chez l'enfant, utilisation de la communication augmentative et alternative, prise en charge des malformations faciales et fentes labio-palatines, dysphagie et videofluoroscopie, dysarthrie et déficits associés, démences, ainsi que voix et laryngoscopie). Et j'ai réussi l'examen ! Donc si l'on veut résumer ce qui me reste encore à faire pour être certifiée orthophoniste ici, je dois encore : prévoir ma soutenance de mémoire (la version presque finale est actuellement en relecture), terminer ce stage-ci en hospitalisation complète (neurologie adulte), terminer le prochain stage en soins intensifs, obtenir mon diplôme de master en Mai, puis poursuive dans mon année de CFY (clinical fellowship) avec un ou une orthophoniste mentor, avant de finalement être certifiée par l'ASHA. Ce ne sera donc pas pour demain, mais je m'en rapproche un peu plus chaque jour. Alors tandis que j'attends ma remise de diplôme avec impatience, j'imagine que cette certification viendra sans doute à l'horizon 2017 puisque nous rentrons cet été en France et passerons l'année scolaire à venir à Tours. Alors patience, tout vient à point à qui sait l'attendre. 

samedi 17 janvier 2015

L'orthophonie aux Etats-Unis - Soins de Suites de Réadaptation

J'ai commencé mon dernier semestre en tant qu'étudiante en orthophonie. Plus de cours, mais des stages à plein temps sont au programme. Je viens de terminer ma deuxième semaine en hospitalisation complète en SSR. J'ai une maître de stage beaucoup plus jeune que moi, et tout se passe pour le mieux. Les pathologies rencontrées sont assez similaires à celles que je prenais en charge en France : beaucoup d'AVCs, de dysphagie, quelques démences, et pas mal de traumatismes crâniens. Les bilans et rééducations sont très proches de mon expérience en France : même techniques de rééducation, même types d'approches de réhabilitation. Cependant, quelques petits détails m'ont surprise. Le premier concerne la durée de séjour. Après un AVC en France, il est fréquent de suivre un patient 3-4, voire six mois en hospitalisation complète. Ici, la plupart des séjours sont de deux-trois semaines, et 100 jours au maximum. Les assurances ne couvrent pas la rééducation si le patient ne progresse pas et jamais au delà de 100 jours. Une fois passé ce délai, le patient est envoyé en hospitalisation de jour, chez lui, ou en maison de repos. La thérapie peut se poursuivre, mais de façon beaucoup moins intensive, et les thérapeutes manquent pour des services à domicile. Compte-tenu des séjours très courts, les bilans sont très courts, une heure au maximum. J'avais l'habitude de proposer des bilans d'au moins une heure trente, voire plus si le patient avait des déficits qu'il convenait d'explorer plus en détails. Ici, une heure, pas plus, pour un bilan (soi-disant) complet de langage, cognition, et déglutition. Tous les domaines sont survolés, il n'y a pas de temps pour creuser le sujet en profondeur. Les tests mnésiques se résument au rappel immédiat et différé de trois mots, plus des empans endroits. Rien à voir avec les bilans que l'on fait en France.... Le temps de thérapie journalier est scrupuleusement respecté. Si un patient a la grippe et ne peut pas beaucoup sortir de son lit, qu'à cela ne tienne ! Il aura sa séance coûte que coûte, alité ou vaillant. Le droit du patient prime sur les règles de transmission de certains virus ou maladies. Le patient a le droit de sortir de sa chambre, quelles que soient les circonstances. Un patient BMR en France sera confiné à sa chambre. Aux Etats-Unis, le patient est couvert d'une surblouse et d'un masque, et hop ! Il peut se balader dans tout le service, au risque de contaminer tout le monde. J'ai passé la totalité de ma deuxième semaine à rééduquer en portant un masque. Pas pratique pour les patients déments ou sourds de l'oreille. Pas pratique non plus pour évaluer les praxies bucco-faciales. Pas pratique non plus pour montrer comment évacuer des résidus buccaux avec la langue si le patient a une aphasie réceptive et un trouble de la déglutition. Bref, pas pratique du tout. Et pas forcément efficace. Je me retrouve ce weekend à avoir attrapé l'un de ces microbes. Espérons que je puisse assurer mes fonctions lundi matin.... car j'ai encore besoin de 150 heures de bilan et rééducation pour pouvoir terminer mon semestre. 


D'autres détails m'ont au contraire très agréablement surprise. Pour la plupart des patients, il existe une "cérémonie de sortie". Le patient marche, avec ou sans aide, le long de tous les thérapeutes alignés, jusqu'à une grosse cloche qu'il ou elle fait sonner, avant que toute l'équipe n'applaudisse. Un symbole très fort, très émouvant, qui se répète plusieurs fois par semaine. Cet acte prend tout au plus deux minutes, mais le patient est conforté dans l'idée qu'il ou elle a fait de gros progrès, et que tout est de nouveau possible. Une véritable reconnaissance du travail effectué par tous. Et la différence principale entre la France et les Etats-Unis concerne le temps de travail. En France, en hospitalisation complète, il n'y a pas d'obligation de rendement. Il n'existe pas de minimum quant au nombre de patients à voir chaque jour. La paperasse est conséquente mais tolérable. Ici, j'ai observé que tous les thérapeutes sacrifient leur demi-heure de pause déjeuner pour pouvoir terminer leur journée de travail à peu près dans les temps. Les quarante heures hebdomadaires payées correspondent souvent à bien plus que quarante heures. Les orthophonistes, ergothérapeutes et kinésithérapeutes ne déclarent jamais leurs heures supplémentaires, bien qu'il aient au moins 6-7 heures chaque semaine en plus de leurs heures normales de travail. Leur "productivité" est scrupuleusement mesurée. Si la journée payée est trop courte pour voir tous les patients et remplir toute la paperasse quotidienne (la quantité de paperasse est tout simplement infernale !), les thérapeutes restent le soir pour terminer ce qu'ils ont à faire. Mais cela ne se traduit pas par des heures supplémentaires payées, ou par des vacances. Car le mot vacances devra être presque totalement rayé de mon vocabulaire quand viendra le temps d'un poste d'orthophoniste aux Etat-Unis. A l'horizon 2016, au plus tôt. Alors tandis que je continue à approfondir mes connaissances orthophoniques un peu plus chaque jour, mon impatience grandit en pensant à mon retour en France cet été. Car j'ai bien l'intention de profiter de l'année 2015-2016 pour exercer en France. Une année à Tours, attendue chaque jour un peu plus. En attendant, ma remise de diplôme est prévue dans 111 jours. I just can't wait!!!!

Nb: BMR: bactérie multi-résistante, SSR: soins de suites de réadaptation.

jeudi 1 janvier 2015

L'heure d'un bilan

Nos dernières vacances : Puerto Rico
2014 s'achève finalement. Cette année est passée à une vitesse folle, les mois et les semestres s'enchaînant à un rythme fulgurant. Le tourbillon de la vie universitaire a tendance à biaiser notre notion du temps qui s'écoule, toujours plus vite, au fil des semaines marquées par un emploi du temps bien chargé. Une année entière sur les bancs de l'université, à apprendre et à réapprendre mon cher métier. La dernière année de ma vingtaine, puisque la trentaine se rapproche dangereusement. Dans quelques courts mois, fini la décennie étudiante, je vais (peut-être) pouvoir finalement travailler. Je ne suis pas sûre que j'aimerais revivre cette année écoulée. Le bilan en est certes très positif, mais il faut laisser derrière soi cette année de challenge et de travail intensif, et regarder vers l'avenir avec optimisme. J'ai tellement appris en retournant à la fac que parfois, je me demande ce que je savais avant. Probablement pas grand chose. Et il y a tant à apprendre encore qu'il faudra bien la durée de ce semestre à venir pour finaliser le processus d'apprentissage. Pour 2015, difficile de savoir ce que la vie nous réserve, mais je prévois de façon certaine une remise de diplôme en Mai et un retour en France cet été, à Tours, et ce pour toute la durée de l'année scolaire à venir. Il va encore falloir faire tenir nos affaires dans deux fois vingt-trois kilos de bagages. Un détail pour une professionnelle des déménagements trans-atlantiques comme moi, étant donné que ça (ne) sera (jamais que) la quatrième fois. Et ça va être une expérience sans doute fantastique que de retrouver mes galons d'orthophoniste diplômée et autorisée à exercer en France. Pour l'heure, je profite des derniers jours de vacances et essaie de retenir chaque minute un peu plus, histoire de prolonger la douce quiétude des congés de fin d'année. Bonne année 2015 à tous !

El Yunque, Forêt tropicale de Puerto Rico

mercredi 17 décembre 2014

Toutes ces petites différences qui font qu'on est aux States - Episode 2


Depuis mon article de 2011 (à relire ici), j'avais très envie de vous faire partager à nouveau mon expérience relative aux différences franco-américaines, drôle ou cocasses, voire irritantes ou tout simplement réjouissantes. On a beau dire : malgré une culture relativement "proche" de la culture française (en tout cas par rapport à d'autres cultures du fin fond de l'Amazonie ou du désert du Sahara), les Etats-Unis sont très différents de la France. A commencer par les toilettes publiques. Car oui, il est possible de trouver des toilettes équipées en papier et en savon, relativement propres et entretenues. Ceci complètement en désaccord avec mon expérience de française où chaque passage aux toilettes publiques se résume à éviter soigneusement de toucher la poignée de porte, les murs, le bouton de la chasse d'eau, et où l'on apporte ses propres kleenex en guise de papier hygiénique et son gel hydro-alcoolique histoire de ne pas attraper le choléra ou la peste (je n'exagère même pas un tout petit peu). Mais (car il y a un mais), pourquoi donc les toilettes américaines sont-elles quasi-systématiquement construites de façon à ce que la porte laisse apparaitre une fente latérale d'au moins deux centimètres ? On voit tout, sur les côtés, voire en dessous de la porte. Alors forcément vous me direz "mais non, je t'assure, personne ne regarde". Je confirme que personne ne regarde. Mais quand même, en tant que petite frenchy prude et timide, l'idée d'exposer une vision publique (même hypothétique) de moi-même sur le trône ne m'enchante pas particulièrement. Alors pourquoi construire des portes plus ou moins ajourées ? Mystère. J'en cherche encore la réponse. Il y a une autre situation qui me fait plutôt sourire : pourquoi mes camarades de classe (la plupart, mais heureusement pas toutes) s'obstinent-elles à venir en cours en pyjama ? Pas forcément des pyjamas à nounours et à grosses fleurs, plutôt des survêtements, mais des pyjamas quand même. Le plus marrant c'est de croiser une collègue toute la journée sur son trente-et-un, avec talons et jupe crayon fendue, et de la recroiser dix minutes avant le cours du soir, fraîchement changée en pyjama. Les profs ne s'en offusquent pas, je crois qu'ils en ont largement l'habitude. Mais en tant que frenchy, je ne peux m'empêcher de rigoler sous cape en imaginant ce que ma vie universitaire française aurait été en portant un pyjama à la fac chaque jour. Bien sûr, c'est très confortable. Mais culturellement très loin de mes habitudes du vieux continent. 


Et puisque Noël approche, je vous ai sélectionné un best-of des ornements de sapin de Noël américains parmi les plus ridicules. A commencer par un mini-sèche-cheveux violet. Ou par un pot de beurre de cacahuètes. Ou par un doughnut. Tous, sans exception, des décorations de Noël à accrocher au sapin. Alors pour ceux qui ne s'en douteraient pas, non, notre sapin est beaucoup plus traditionnel. Boules et guirlandes, quelques étoiles dorées et quelques sucres d'orge, point barre. Et si j'achetais un hamburger en plastique hideux histoire de me mettre "culturellement" à la page ?